Lipogrammes en E

Je n’ai pas fait aussi fort bien sûr que « La Disparition », de Georges Perec. Mais je me suis essayé à l’exercice : écrire sans jamais utiliser la lettre e :

Martin avançait pas à pas au bout du couloir, abruti, hagard. Sans bruit, il abandonna sur un lit son grand corps alourdi par la nuit. Il faisait trop chaud. Tout l’accablait. Il ouvrit son blouson noir, s’assoupit. Minuit !

Tout à coup, il sauta d’un bond, finit un Coca-Cola sans goût. Ragaillardi un instant par sa boisson, il crut saisir la raison qui l’avait conduit ici, dans un trou à rats d’Angola. Mais non ! Minuit dix-huit … dodo !

Au matin, zzz, il dormait quand Carlos arriva un sandwich au jambon d’York à la main :
– Oh Martin, un visa pour Tokyo, ça t’irait ?
– Vrai ?
– Non, Ducon, tu crois quoi ?
– Putain ! Carlos, tais-toi !
Saisissant dans sa main un journal,  il lui balança au coin du pif.

à suiv’

sans e

Tim L’ Bsson

1 commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s